Choisir un bon stylo...

Choisir un bon stylo...

Pour vous, enseignants, c’est le moment de préparer les commandes pour l’année scolaire à venir... Pour vous, parents, le contenu de la trousse est déjà en réflexion. Voici une sélection d’outils scripteurs testés et approuvés par de nombreux enfants au cabinet.

En maternelle, il est vivement déconseillé de proposer de gros feutres ou craies grasses. Ces outils volumineux favorisent la tenue palmaire et ne facilitent pas le mouvement du pouce, moteur de l’écriture. Vous éviterez donc les crayons-boules et autres feutres très épais.

 

 

Au Cours Préparatoire, le crayon à papier, de bonne qualité, est un excellent outil pour débuter l’année. Il permet d’effacer sans laisser de trace (si l’enfant a appris à effacer sans chiffonner sa feuille !) et rassure l’enfant.

 

J’ai une petite préférence pour les crayons grip 2001 de Faber-Castell, qui offrent un repère pour la position des doigts et un système anti-glisse avec leurs petits picots noirs.

 

Malheureusement, ce crayon n’apparait pas systématiquement dans les catalogues des fournisseurs d’écoles. Dans ce cas, je vous invite à favoriser les crayons triangulaires comme ceux de Staedler car ils présentent l’avantage d’aider l’enfant à bien positionner ses doigts.

Lorsque l’enfant est prêt à passer au stylo, généralement à partir du CE1, je vous conseille d’éviter les stylos à bille qui nécessitent une forte pression pour laisser la trace sur la papier.

 

Un outil qui présente bien des avantages est le critérium. Celui de Bic, par exemple, avec ses 2 couleurs, permet à l’enfant d’avoir un repère pour placer ses doigts à bonne distance de la mine. Par ailleurs le critérium, dont la mine peut casser facilement, encourage l’enfant à gérer ses appuis...

Pour ceux qui maitrisent leurs appuis, les pointes feutres fines telles que celles proposées par Stabilo conviennent parfaitement. La finesse du trait est un avantage pour les enfants qui écrivent encore un peu trop gros.

 

Les stylos à mine «tube» comme les pilot V5 ou V7, sont également d’excellents outils. Il faut cependant s’assurer que l’enfant maitrise sa pression car il risque de plier le tube.

 

Les stylos roller tels que ceux que proposent Schneider, Faber-Castell ou Pentel sont très souvent sollicités par les enfants en fin de rééducation. Leur encre liquide et leur pointe souple favorisent un tracé fluide et un débit d’encre idéal, même pour les jeunes écritures.

 

Point non négligeable : certains sont effaçables !

Les stylos à bille effaçables avec une «gomme» (frixion ou papermate) peuvent parfois convenir aux jeunes élèves. Cependant, je remarque qu’ils n’obtiennent pas les faveurs des enfants rééduqués...

 

Très fréquent dans les trousses, mais tellement mauvais pour la tenue comme pour la gestion des appuis, l’indémodable stylo «4 couleurs» est à éviter. La grosseur du corps du stylo pousse le jeune scripteur à poser son majeur sur le côté et non plus sous le stylo. Sa mine bille entraine indéniablement une verticalisation de l’outil, source de crispation.

Je vous conseille d’avoir dans votre classe un pot à crayons avec une dizaine de bons outils scripteurs que l’enfant pourra tester lorsqu’il sera prêt à quitter son critérium ou son crayon de bois. Comme pour les lunettes ou les chaussures, ce qui convient à l’un ne conviendra pas forcément à l’autre... Aussi, prévoir un achat groupé de 30 stylos d’une même marque n’est assurément pas idéal.